Les Brésiliens Marcos Antonio Pereira (messieurs) et Marizete de Paula (dames) ont remporté le marathon de Rio de Janeiro en parcourant la distance en respectivement 02:17:11 & 02:42:46 hier (28-06-09).
Pereira a devancé de 13 sec le Kenyan Willy Kongogo et d'1 min 15 sec son compatriote Mario Alexandre Elias, tandis que Marizete de Paula a nettement battu ses compatriotes Idailada dos Santos et Conceiçao Maria Carvalho.
Je l'ai vu durant l'heure de midi. J'ai bien compris son petit manège, et comment ne pas le reconnaître dans son t-shirt parfaitement ajusté. Il portait un hydrobag, la casquette était impeccable. Le pas léger et la foulée assez ample pour un traileur. Mais c'est ti pas honteux de venir me narguer à quelques mètres de moi ? Alors que je dois soigner une tendinite au genou gauche, il passe là, sous mes yeux, mine de rien, traçant son chemin sans même dédaigner me regarder. Tout se perd ami(e)s coureu(ses)rs ! Jamais je n'aurais pensé que l'on puisse me faire cet affront...
Je l'ai vu durant le temps de midi attaquer cette montée et disparaître ni vu ni connu derrière un mur. Je l'ai imaginé rejoindre la forêt et la montagne. J'ai bien tenté de courir avec lui en pensée... mais pensez-vous quand on est hors de soi à cause d'une scène de course aussi indécente, se concentrer devient tout simplement impossible !
Je l'ai vu du temps de midi s'éclater et prendre du plaisir. J'en suis ce soir certain, c'était une épreuve initiatique pour tester ma raison, celle qui fait autorité et qui me garde bien de reprendre la course trop tôt.
Je l'ai vu du temps de midi courir et se faufiler sur un chemin en pente, le Tentateur était là ! Et je n'ai pas succombé...
Il a dégusté Christian en regardant Les Enfants de la Télé sur la TransEurope Foot Race 2009. Cuisse, pied, genou, thyroïde, digestion, froid, pluie, vent, neige... tout y est passé, il n'a pas été épargné. A lui seul il a dû dévaliser les stocks de médicaments du camion médical de la course... un régal ! Par moment je me suis dit "ça y est, c'est la fin de l'aventure pour Christian !" Et bien c'était mal connaître Le Bosseur qu'il est ! Il a serré les dents, il a été puisé une énergie divine, car je ne vois pas d'autre explication, pour réussir l'impensable : courir en étant blessé pour ainsi dire toute la course. Plus de 4'400 km à rester positif. Des milliers de km entre Bari dans le sud de l'Italie et le Cap Nord pour pouvoir le crier : "Mon Dieu ils l'ont fait !" Quelle aventure, quelle expérience extraordinaire et ultime !
Bravo Christian ! Et coup de chapeau à Julia ta compagne qui n'a pas hésité à chausser ses baskets et à courir régulièrement à tes côtés pour se poser vers toi comme un ange et avec ses ailes te soutenir dans les moments difficiles : c'est-à-dire pratiquement tout le long. J'ai lu que tu ne la referais plus cette satanée traversée et c'est tant mieux, car ici on a eu peur pour toi. Christian tu es un formidable ultramarathonien. Bonne récupération & the show must go on !
Le Sélestadien a dominé de bout en bout une course qu'il a terminée sur les rotules, handicapé par des crampes persistantes. Derrière, le Strasbourgeois Clément Simon en a profité pour retrouver des couleurs.
Pour une première, il s'en souviendra ! Arnaud Bucher, 31 ans, est plus connu pour ses performances sur 10 kilomètres que pour ses exploits en marathon. Il y a une dizaine d'années, il s'est bien rendu à New York, pour disputer la plus célèbre des courses de fond. Mais c'était pour mieux refermer une parenthèse qu'il a donc décidé de rouvrir hier matin à la fraîche.
Pour le 5ème anniversaire de leur épreuve fétiche, les organisateurs du marathon de Molsheim voulaient « un grand nom ». « On souhaitait faire venir quelqu'un de connu pour que ce soit un événement », résume Thierry Pees-Martin. Presque naturellement, ils jettent leur dévolu sur Laurent Jalabert, ex-star du Tour de France qu'il commentera encore cette année en qualité de consultant pour France Télévisions. Le retraité du cyclisme de haut niveau, devenu très récemment sélectionneur de l'équipe de France, conserve une vie sportive bien remplie. Triathlète et marathonien à ses heures perdues, il répond favorablement à l'invitation alsacienne. « Ça s'est décidé en novembre dernier, raconte le Mazamétain. Cette épreuve est différente de celles que j'ai connues jusqu'à présent, à Londres, paris ou New-York. Quand vous avez 35 à 40 000 concurrents sur une course, il faut jouer des coudes pour se placer. »
Ces considérations ne sont évidemment pas entrées en ligne de compte, hier matin. Le vainqueur Arnaud Bucher en tête, les participants nourrissent tous un immense respect pour la carrière de « Jaja », constamment épié le long des routes par une foule d'admirateurs. A la limite, si certains ont pu se prêter au jeu de la petite bousculade, ils appartenaient d'abord au camp des spectateurs.
Durant les trois quarts de son marathon, Laurent Jalabert a donné l'impression de se fondre dans la masse des coureurs anonymes. Le coureur de Montauban avait averti qu'il ne jouerait pas la gagne mais, tout de même, on n'osait imaginer qu'un tel compétiteur se contente d'une honorable place dans le top 20.
Facile à repérer avec son dossard 1 000, il fut un instant relégué à plus de dix minutes du peloton de tête, aux abords de Wangen, alors qu'il ne restait déjà plus qu'une quinzaine de kilomètres à parcourir. « Au début, je n'étais pas trop réveillé, sourit-il. Mais au fil des kilomètres, ça allait de mieux en mieux. J'ai accéléré à partir du 30e et j'ai fini fort. » Tellement fort qu'il échouera finalement au pied du podium, à 7'25'' d'Arnaud Bucher. « Un marathon est un combat personnel, on n'est jamais sûr d'aller au bout, continue le Mazamétain. Contrairement à mes habitudes, je n'ai pas préparé cette course avec des séances spécifiques de fractionné. J'ai simplement entretenu ma condition physique. C'était dur mais je me suis fait plaisir. »
Deux hommes et une femme qui participaient à une course à pied en montagne dans le Mercantour (Alpes-Maritimes) ont été découverts morts dimanche après-midi, a-t-on appris auprès de la préfecture.
Les causes du décès n'ont pas été déterminées. Les trois victimes, deux hommes de 51 et 54 ans ainsi qu'une femme de 50 ans, ont été retrouvés par les gendarmes alertés de leur disparition sur la cime de Piagu, sur le territoire de la commune de Saint-Martin-Vésubie.
Ils participaient au Cinquième raid du Mercantour, une course pédestre de 80km de distance disputée samedi et dimanche
Une nouvelle performance de premier choix pour Stéphane Joly.
Le coureur jurassien a pris la deuxième place du 10 kilomètres sur route de Rijsbergen, aux Pays-Bas. Stéphane Joly a signé un chrono de 29'43’’, soit la meilleure performance suisse de la saison et le quatrième chrono helvétique de tous les temps sur la distance.
L'épreuve a été remportée par le Belge Hans Janssen au sprint.
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Jusqu'ici en marge du calendrier des grands trails, le canton du Valais comblera le vide les 4 et 5 juillet avec la création du Trail Verbier/Saint-Bernard. Dévoilée hier à la presse à Martigny, cette nouvelle épreuve offre au Valais sa première odyssée dépassant les 100 kilomètres. «Ce sera même le premier trail de plus de 100 kilomètres entièrement suisse» explique Julien Moulin, le président du comité d'organisation. L'idée agitait les neurones de l'ancien président de la Société de développement du val Ferret. Lui-même trailer, avec notamment deux participations à l'Ultra Trail du Mont-Blanc, il a beaucoup fait pour lancer ce projet.
Désormais entouré d'un comité de course composé de huit personnes, il espère voir cette nouvelle épreuve perdurer. «Nous voulons positionner ce trail comme le petit frère de l'Ultra Trail du Mont-Blanc, la référence mondiale dans le domaine de la course à pied nature» détaille Julien Moulin. L'épreuve valaisanne comptera du reste comme une épreuve qualificative pour les trailers qui voudront s'aligner sur l'Ultra Trail du Mont-Blanc 2010.
La citoyenne de Dombresson a remporté l’épreuve ce matin à Couvet en établissant un nouveau record en 3heures et 15 minutes. Elle termine au 4e rang du classement overall.
Chez les hommes, victoire neuchâteloise et nouveau record de l'épreuve en 3h05. Marc-Henri a devancé le kényan Cyrus Kipkemoi, qui s’est trompé plusieurs fois de parcours et le vainqueur de l’année passée Tony Marchand.
Quant au Défi de 72 kilomètres, il a été remporté par le Zurichois Christian Schneider. Chez les dames, c’est la française Michelle Leservoisier qui a terminé première après plus de 8 heures de course
Depuis le samedi 13 juin vers 09h30 je n'ai pas couru pour cause de tendinite. Le repos doit être d'un mois. Le plus pénible dans cette histoire est que lundi soir les douleurs musculaires avaient disparues, mardi plus de douleur au genou gauche et donc la récupération était plutôt bonne. Sans la tendinite j'aurais certainement repris la course tranquillement depuis mercredi. Il est fort probable que dimanche j'aurais fait un décrassage en une vingtaine de minutes. Donc quand les sensations sont bonnes c'est difficile de penser que se reposer est encore utile. Et pourtant, reprendre la course trop tôt risquerait de me bloquer peut-être plus longtemps.
Aujourd'hui en Valais il pleut, et ce temps aide à rester zen face à la demande physique d'aller courir car je n'y serais peut-être pas aller même dans une période de grande forme... quoique...
Alors je vis le plaisir de la course à travers les derniers efforts surhumains de Christian Fatton à la TransEurope FootRace http://www.christianfatton.ch/trans_eu.php plus de 4'000 km entre Bari dans le sud de l'Italie et le Cap Nord. Je me suis pris un grand bol d'air pur en surfant sur le site officiel du marathon des Alpes-Maritimes http://www.marathon06.com ou encore en pensant à celle que je considère pour le moment comme l'Extraordinaire, le Joyaux, le Précieux, l'Ultime... la Badwater http://www.badwater.com/
L'office Municipal des Sports de la ville de Tarbes organise le semi-marathon Bagnères/Tarbes, course qualificative au championnat de France en partenariat avec l'office municipal des sports de Bagnères de Bigorre, la mutuelle générale des travailleurs salariés et le 1er RHP. Cette course a un caractère de véritable trait d'union entre les villes de Tarbes et de Bagnères dont les relations ont toujours été très étroites. Ce semi marathon se déroulera le dimanche 21 juin , le départ se fera devant le casino de Bagnères. Cette épreuve est ouverte aux coureurs, rollers et marcheurs, accessible également aux handi sport. (Suite)
La deuxième édition du marathon Orange se tiendra ce dimanche 21 juin sur un parcours tracé dans le Nord de l’île et verra la participation du vainqueur de la précédente édition, le sud-Africain Georges Mokofeng.
Le marathonien sud-africain sera, en effet, la grande attraction de cette édition 2009 qui sera disputée entre Mon Choisy et Cap Malheureux en passant par Trou-aux-Biches, Grand-Baie et Péreybère. Le départ du marathon est prévu à 7h30.
La Caisse d’Epargne Côte d’Azur devient partenaire majeur du Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes Azur Sport Organisation, organisateur du Marathon des Alpes-Maritimes Nice-Cannes et son agence IMG, ont annoncé la conclusion d’un partenariat avec la Caisse d’Epargne Côte d’Azur pour les trois prochaines éditions de cet événement qui avait fait son entrée directement dans la cour des grands en 2008.
Demain, Action contre la Faim organise la deuxième édition du Challenge Interentreprises, la plus grande course solidaire jamais organisée à La Défense. A l'occasion de cette course, collaborateurs et entreprises se mobilisent pour lutter contre la faim.
Pour sa première édition, le Challenge avait réuni 11 entreprises et permis de collecter plus de 20 000 euros. Il permet aux entreprises et à leurs équipes de se mobiliser contre ce fléau qui touche près d'un milliard de personnes sur la planète.
Le principe : chaque participant est sponsorisé par son entreprise. A chaque kilomètre parcouru, celle-ci reverse 15 euros à Action contre la Faim. Les fonds ainsi collectés permettront de financer les programmes de l'association pour traiter la malnutrition, favoriser l'accès à l'eau et garantir l'autonomie alimentaire des populations vulnérables dans une vingtaine de pays, dont l'Afghanistan, l'Ethiopie ou Haïti.
6 000 employés, membres du réseau international ACF, oeuvrent dans plus de 40 pays, menant à bien des programmes de nutrition, de sécurité alimentaire, d'acheminement et d'assainissement de l'eau. Alors pour faire une bonne action tout en entretenant sa forme physique, ne manquez pas le rendez-vous du Challenge Interentreprises !
32 h 54'02'' ! C'est le nouveau temps de référence du GR 20. Soit 4 heures de moins que l'ancien record de Pierrot Santucci, établi en 2006 et que certains avaient, sans succès, tenté de battre. L'auteur de cet exploit n'est pas inconnu, mais son âge en scotchera plus d'un : Kilian Jornet, un Catalan de 21 ans ! Parti de Calenzana lundi à 3 h 55, Kilian est arrivé hier à Conca, peu avant 13 heures.
Il aura parcouru près de 200 km, avec 14 500 m de dénivelé positif, le tout sans dormir, sur ce sentier de grande randonnée qui traverse la Corse du Nord au Sud. Un journaliste de Corse Matin raconte que " deux randonneurs marseillais, arrivés juste après lui à Conca, après un périple de 15 jours, n'en croyaient pas leurs yeux : « Quand on sait que la plupart des randonneurs mettent de deux à trois semaines pour effectuer ce parcours, c'est phénoménal »."
En 2008, Kilian Jornet a gagné l'Ultrail Trail du Mont Blanc, considéré par beaucoup comme un des plus durs trails au monde, en battant le record de l'épreuve. La même année, il avait déjà gagné - en équipe - la Pierra Menta, la course de ski-alpinisme de référence...
Comme l'année dernière, Walter Jenni s'est imposé lors des 100 kilomètres de Bienne.
Le Bernois a parcouru la distance en 6 h 59'14. Chez les femmes, c'est la St-Galloise Deborah Balz qui l'a emporté en 8 h 34'51.
100 km de Bienne (Championnat de Suisse des 100 km/2800 participants). Messieurs: 1. (1er du Championnat de Suisse) Walter Jenni (Oberwil b. Büren) 6 h 59'14. 2. (2e) Rolf Thallinger (Büren a.A.) à 29'33. 3. (3e) Jo Koster (Grand-Lancy) à 40'14. 4. Dan Übersax (Homburg) à 48'04. 5. Ernst Schmid (Udligenswil) à 50'10. 6. Dominique Huber (Breitenbach) à 57'16.
Dames: 1. (1re du Championnat de Suisse) Deborah Balz (Grub SG) 8 h 34'51. 2. Nicole Henning (All) à 31'54. 3. Marion Braun (All) à 35'34. 4. (2e) Gabriele Werthmüller (Soleure) à 50'46. 5. (3e) Cécil Danao (Aarau) à 1 h 00'25. 6. Bärbel Lemme (All) à 1 h 05'34.
J'aime bien pouvoir contrôler ce que je fais, contrôler dans le sens de maîtriser. Alors afin d'être "no stress" je suis parti en direction de Bienne vendredi en début d'après-midi. Arrivé sur place j'ai fait le tour du propriétaire et je suis tombé sur mon pote Jean-Luc Ridet qui était en représentation pour Mizuno et Jean-Hervé Bourdet de Mizuno. Jean-Hervé est notre super commercial qui fait le lien entre la marque et nous (Jean-Luc, moi et les autresRomands) pour le matos. Je récupère le dossard, nous mangeons ensemble et nous déconnons sur tout et rien... surtout sur rien mais c'est ça qui est bon
J'ai bien essayé de me reposer dans la voiture mais rien à faire alors vers 20h00 je me suis préparé avec calme et lenteur : pommade Nok en veux-tu en voila pour éviter un maximum les effets désagréables des frottements, le bon laçage des baskets, vérifier plusieurs fois que la lampe frontale fonctionnait etc... etc...
Quand Laurent est arrivé pour m'accompagner à vélo nous avons pris 3 fois trop de matos dans la panier, mais à ce moment là nous ne le savions pas... et puis à 21h30 il est parti rejoindre les autres cyclistes pour aller se poser 25 km plus loin.
21h45 : je suis avec les autres coureurs, nous attendons le départ.
21h50 : je trouve le temps long... pfff
21h55 : euh... oulala ça approche... je trouve que le temps passe trop vite pfff
22h00 : Top départ. Jean-Luc m'avait dit : « Tu vas voir il y a une super ambiance ». Waouh ! Il avait raison le passage dans Bienne et top, par moment j'ai même senti quelques émotions m'envahirent... Le public est génial, il applaudit, il encourage, ça crie, ça bouge, ça fait du bruit. Du bonheur à l'état pur pour se lancer. Mais pas folle la guêpe, je me laisse volontiers doubler par tous ceux que je redoublerai dans les heures suivantes. Partir tranquille, 8-9 km/h sans forcer, en footing... et ça fonctionne ou presque car je passerai le 20ème kil' à exactement minuit. Donc j'assure un bon 10 km/h (en enlevant la marche aux ravitaillements).
J'ai décidé de me faire tous les ravitos, et de manger en marchant. J'attaque assez vite avec du pain et je tiendrai une grande partie de la course en buvant de l'eau, de la boisson iso et du Coca. J'ajouterai les produits que je connais et qui me vont bien (Gels et iso Powerbar).
J’avais eu une alerte le vendredi 05 juin lors d’une sortie de 19 bornes. J’avais ressenti une douleur derrière le genou gauche. Ensuite je m’étais encore fait une sortie en footing le dimanche sans souci et puis repos toute la semaine.
En tout cas les premiers 20 km passent (à part la douleur à l'arrière du genou gauche qui s'installe vers le 7ème km) comme une lettre à la poste. Au 25ème je retrouve Laurent. Quand il me demande comment je me sens je lui fais part de mon inquiétude et que si c’est aussi fort jusqu’à la fin, j’aurai de grosses difficultés. Et je commence à les sentir « vraiment » à chaque fois que je m’arrête aux ravitos et que je dois me remettre à courir.
Avec Laurent on papote psycho, coaching et on raconte des blagues qui valent 2 francs et 1 mars.
J’ai une pensée pour cette coureuse vers le 28ème qui était pliée en 2 le long de la route et qui vomissait tout ce qu’elle pouvait. Plusieurs centaines de mètres plus loin nous l’entendions encore… impressionnant.
Nous ne faisions plus attention au kilométrage quand je demande à une bénévole lors d’un ravitaillement à quel km nous nous trouvons elle me dit et me montre sur ses doigts « Fünf fünf », donc « cinq cinq »… et là dans ma tête ça fait waouh ! A cette vitesse nous serons à l’arrivée à 08h00 et non à 10h00 je suis heureux ! Sauf que la bénévole avait dû abuser d’une substance hallucinogène… c’était le 45ème… pas le 55ème ! Et là ça change tout !
Malgré la nuit je sens des bouts de lignes droites qui sont interminables, certains passages sont longs, il me semble vers le 35ème. Ou encore à partir du 55ème où nous sommes séparés des cyclistes pour environ 12 km lors de la traversée d’un bois. Le chemin ressemble par moment à une mono trace, les racines sont assez blagueuses et les cailloux bien ancrés dans le sol modèlent les semelles à leur image. Si je refais ce 100 km, c’est la partie que je redouterais le plus.
Bizarrement, si je n’avais pas eu cette tendinite (je l’apprendrai plus tard) je n’aurais pas grand-chose à raconter. J’ai couru, je sentais les muscles se contracter petit à petit, un peu de marche dans les montées, mais ce compte rendu serait banal car j’ai aussi senti que ma préparation portait ses fruits. Et je sais que j’aurais pu et que j’aurais dû la terminer cette course. Mais voilà à partir de 05h30, alors que l’estimation nous faisait arriver à 09h00, l’arrière de mon genou gauche est devenu si douloureux que par moment je serrais très fort les poings sur mes pouces comme si cela pouvait servir d'analgésique... Je ne pouvais pratiquement plus plier la jambe. Alors j’ai commencé à marcher beaucoup plus, voyant mes chances de succès (arriver en 12h00) fondrent au soleil. Comme nous d’ailleurs, car après la froideur de la nuit, la chaleur s’est installée pour notre plus grand plaisir au début...
L’idée de stopper a germé dans ma tête, mais je m’y suis radicalement opposé jusqu’au 88ème km. Et jusque là je marchais et retentais régulièrement de courir. Plus le temps passait plus la douleur devenait puissante et plus il m’était compliqué de retrouver un semblant de foulée (la jambe droite n’était plus qu’un appui, mais pas un moteur). Laurent a compris à un moment donné que c’était terminé. Je le sentais soucieux quand il me regardait, je voyais en lui un regard compatissant.
Mais qu’est-ce que ça été dur pour moi de dire je stoppe. Il m’a fallut, je crois, plus de courage pour prendre cette décision que pour tenir physiquement le plus loin possible. Et quelle rage de savoir qu’il n’y avait « plus que » 12 km. Et quelle déception après les semaines de préparation. J’ai ressenti une profonde tristesse et pendant un moment une profonde honte de ne pas avoir été au bout.
Un gars est venu me chercher au ravitaillement, Laurent a terminé le parcours à vélo. J’ai été amené à l’infirmerie. La toubib qui était là a été surprise de voir un genou aussi gonflé par une tendinite. Il parait que c’était très enflé et très rouge. Le moindre effleurement devenait un supplice. Elle m’a dit que j’avais pris la bonne décision et que j’aurais dû la prendre bien avant… mais voilà. Résultat : 1 mois de repos prévu pour bien récupérer.
Je suis allé à l’hôtel, j’ai passé quelques coups de fils rapides, j’ai mangé, j’ai fais une sieste et en me réveillant mon état d’esprit changeait déjà. Après la colère et la tristesse, l’esprit de revanche est revenu au galop et je me suis promis d’y retourner. Je me suis promis que la prochaine fois j’arriverais au bout de cette course car je sais que je peux la faire… sans tendinite.
Feedback :
-Les stratégies mentales ont correctement fonctionnées.
-La raison a pris positivement le dessus (un peu tard ?).
-Je sais que je peux tenir un rythme de 9,5 – 10 km/h sur ce tracé.
-Je peux prévoir moins de nourriture et de boisson à emporter.
-Pour le frileux que je suis un collant long aurait été préférable.
-Je me suis trouvé dans une impasse mais je vais y retourner car ce n’est que partie remise.
- J'ai noté dans mon agenda : Vendredi 11 juin 2010, départ des 100 km de Bienne à 22h00 !!!
En ce début d'après-midi, j'ai l'impression que les heures passent trop vite, que je n'y arriverai pas, que j'ai encore trop de choses à faire... et cette nuit je suis certain qu'à un moment donné je souhaiterai que les heures passent plus rapidement.
C'est une sensation étrange mélée d'impatience, de joie, de doute et de crainte que je ressens. Mais pour rien au monde je ne voudrais faire marche arrière (surtout pour une épreuve d'ultra-marathon...). Il reste 2-3 choses à mettre dans les sacs, dont certainement beaucoup qui seront inutiles mais qui rassurent.
J'ai travaillé sur les stratégies mentales. J'ai monté ma charge kilométrique et depuis 5 jours je suis en repos de course à pied. J'ai fait le plein de pâtes... donc tout est ok en théorie. Cependant je ne suis pas à l'abri d'une tendinite, d'ampoules, de soucis gastriques... mais je pars confiant.
Le résumé de cette expérience sera en ligne dimanche ou lundi.
Merci à tous pour vos visites et vos encouragements.
Ca y est ! Entre organisation, réorganisation, idées, mise au point... Les 100 km de Bienne se feront avec mon pote Laurent qui m'accompagnera à vélo et qui aura le fameux dossard des accompagnateurs "Coach" Pour ma part j'aurai le dossard 915
En solo ou accompagné ? Peut-être que pour différents soucis d'organisation je me ferai mon 1er 100 bornes en solo. Si c'est le cas cela changerait un peu la donne, je ferais le choix de prendre surtout les gels Powerbar et la pommade Nok. De plus je devrais choisir les vêtements adaptés pour l'ensemble de la course. Côté ravitaillement il y a de quoi faire sur l'ensemble du parcours. En revanche être accompagné c'est plus sympa et c'est bon pour le mental. En tout cas je compte bien profiter à fond de cette expérience !
Le Catalan Kilian Jornet est une star mondiale du trail et des courses de montagne. A 22 ans, il compte déjà à son palmarès une victoire sur l’Ultra-Trail du Mont-Blanc. Véritable phénomène de précocité, Jornet pourrait être la future grande tête d’affiche de la prochaine édition du Grand Raid (23-24-25 octobre). Le jeune homme a été officiellement invité. Et malgré un calendrier chargé, il a laissé entendre qu’il était très tenté par l’aventure réunionnaise.
« Je suis un homme ordinaire qui souhaite réaliser des choses extraordinaires »
Après « Sion – Paris : 750 km en courant » (Juillet 2008), je me lance un nouveau défi en Suisse Romande. Je tenterai de courir 1'000 km en 10 jours sans me soucier du dénivelé.
Du 15 au 24 juillet 2010 je rejoindrai les grandes villes de Suisse Romande à la seule force de mon physique et de mon mental.
Chaque jour
100 km en moyenne
13 heures de course
+ de 100'000 foulées
8'000 calories dépensées
10 litres de boissons
1 équipe de 4 personnes à mes côtés
Et des milliers d’images en tête… afin de tenir
Grâce à ce défi je souhaite récolter des fonds pour l'Association Suisse du Syndrome de Poland
Quelques frayeurs (tendons ? Muscles ?) sont venues mettre un peu de piment dans ma préparation de ces 100 bornes. Une douleur à la cuisse gauche m'a fait courir un peu bancalement et donc d'autres douleurs, par répercussions, sont apparues du côté droit. Je masse avec une pommade à base d'arnica et ma sortie du jour m'a démontré que les douleurs avaient déjà beaucoup perdues en intensité. A vrai dire ce matin elles étaient sous-jacentes et ne se sont pas déclarées.
Pour le mental aucun souci quand je pense aux 100 bornes, en revanche en terme de ressenti, j'ai quand même le flipomètre qui s'active un peu plus ces derniers jours... Pour le moment ce petit trac n'est pas du tout paralysant et il me permet d'imaginer comment je vais réagir si les conditions ne sont pas celles que j'espère.
Massages à base d'arnica avant de partir ce matin de manière à chauffer correctement les muscles des jambes. Et je suis parti léger (pas de sac, ni de gourde). J'ai couru tranquillement avec un seul objectif : me sentir bien. J'ai donc couru beaucoup à la sensation et résultat sans me soucier de la vitesse durant ma sortie j'ai couru à une moyenne de 11 km/h, cette fameuse vitesse de croisière pour ma part. Sinon les muscles et tendons vont bien. Je me ferai peut-être encore un footing mardi. D'ici à vendredi (100 km de Bienne) c'est cool Raoul pour être bien reposer.
- - - Stéphane Abry - - -
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- Je me passionne pour la course à pieds. Je fais en sorte que courir souvent, longtemps, beaucoup... devienne un style de vie, un état d'esprit.
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- Sinon ? Je suis un homme ordinaire qui a envie de faire des choses extraordinaires.
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- J'ai en objectif de courir 1'000 km en 10 jours en juillet 2010 (Infos à venir) et courir la Badwater en 2014 !
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- "Mon métier est d'aider les autres à réussir" - Coach de vie & préparation mentale (Sport). Certifié coach, master PNL, vice-président de l'Alliance Francophone de Coaching