Marathon de Monaco 30-03-2008
Vendredi 28 mars : L'idée est de se coucher "pas trop tard" de manière à partir en fin de nuit. Malheureusement je me suis laissé envahir par le trac, le stress... résultat, environ 3 heures de sommeil.
Samedi 29 mars : Départ à 05 heures. Route plutôt bien dégagée, arrivée à Monaco vers 11h30. Avec Sandra nous nous posons, nous prenons notre 1er café monégasque sur le port. Nous voyons déjà plusieurs coureurs qui trottinent. Repas de midi ? Des pâtes ! Et puis, nous rejoignons tranquillement le stade Louis II pour chercher le dossard 1300 au Marathon Expo. Le soir, repas avec les membres de l'association française du syndrome de Poland (Nadine, Alexandra, Alicia, Mikael et le touchant Léo)
Dimanche 30 mars : Mauvaise nuit... bref, petit déjeuner vers 06h30, ensuite pommader les pieds pour éviter les ampoules, s'habiller, vérifier 15 fois que le dossard est bien accroché ainsi que la puce qui permet le suivi du timing, se préoccuper de l'heure toutes les 5 minutes et trouver que le temps va trop vite... Amener la voiture au parking du stade (Déjà la sortir du parking où elle a passé la nuit... impossible de trouver la caisse pour payer
).
C'est bon, le sac est numéroté je le reprendrai à la fin pour la douche. Je me sens plus léger. Retour au départ, retour car notre hôtel était proche de la ligne de start (Photo depuis la chambre en haut à droite). On passe dans le tunnel pour rejoindre le port, les pom-pom girls chauffent leurs cordes vocales au passage... Croyez-moi ça fait du bruit
!!!).
Sur le port, je commence à trottiner, pas vraiment pour m'échauffer, juste pour retrouver les sensations des foulées. Je discute avec Sandra, j'ai la boule au ventre, je fais quelques étirements, je bois des gorgées d'eau, l'échauffement collectif commence et le speaker indique qu'il est temps d'aller se placer derrière les pros... Au fait il est quelle heure ? Zut, j'ai oublié mon chrono... tant pis, je me dis que c'est un "signe", ne pas me préoccuper du timing. Mais quand même, je me sens nu. C'est con hein ?
Sandra a eu une bonne idée, j'ai gardé avec moi une petite bouteille d'eau (50cl). Cela m'a permis aux ravitaillements de la remplir et de boire environ 3.5l sur l'ensemble du parcours.
Ca y est, le départ est donné par le prince Albert de Monaco ! Un seul mot d'ordre : doucement. Et je tiens. Je me laisse doubler par des dizaines de coureurs, pas grave, je dois dépenser le moins possible d'énergie. Le parcours est fait de faux plats et de montées légères, juste pour casser le rythme lors d'un départ. La boucle dans Monaco est bouclée, c'est parti direction Menton. Ca monte, peu, mais ça grimpe et petit-à-petit les coureurs commencent à transpirer, certains baissent le rythme, d'autres discutent, rient ou encore prennent des photos du paysage.
Jusqu'au 12.5km je me sens vraiment bien (10km en 0h58'33'') et nous attaquons la descente sur Menton. Elle est chouette cette descente... quelques virages, des pins, et je ne gère absolument pas ma foulée. Pourquoi faire ? Je me sens si bien ! Grave erreur, ce manque de concentration me vaudra une fin de parcours douloureuse. Arrivé sur le plat je continue sur ma lancée. Pas très longtemps car mes cuisses commencent à se tétaniser. M...e ! Non, pas maintenant, pas si tôt ! Et je me refais en pensée la descente. Mais c'est trop tard, le mal est fait. Je ne pourrai que sauver les meubles, ne pas trop allonger, boire, prendre du sucre et serrer les dents.
21ème km = 02h02'46''
J'ai un compagnon de galère avec moi, un Polonais avec qui je parle en anglais. Mon anglais se résumant à yes, no, ok... mais on se comprend avec Pawel (Gwozdecki Pawel), on se motive, on fait comme si et ça fonctionne. Pawel ralentira dans la montée de Roquebrune après le 32ème et me souhaitera : "Good luck !" Merci Pawel car tu as été une ressource pour que je tienne.
Peu avant en revenant de l'Italie, au 25ème j'attendais avec impatience le ravitaillement... J'ai pris de l'eau et un peu de sucre, encore un abricot sec... et mes jambes n'ont plus voulu avancer. Et voilà, j'ai marché une centaine de mètres... tant pis, je me suis dit, c'est bien déjà 25km (alors que je suis capable d'en faire 26 rien que pour l'entraînement), je rentrerai en voiture avec les bénévoles. Mais les pensées vont vite et je me suis remis à courir (menteur... à trottiner). J'ai tenu jusqu'au 30ème (03h01'13''); eau, sucre et pause pipi. Et il faut relancer la machine.
La montée à Roquebrune me re-casse, impossible de courir mes jambes me font trop mal, j'ai l'impression que mes poumons, mon ventre, mon coeur ne veulent plus suivre... Alors je remarche sur environ 500 mètres. Tout à coup, je ne sais pas pourquoi (peut-être l'effet du sucre et d'un gel que j'ai pris auparavant), j'ai l'envie de courir, ça trotte, je reprends les bonnes habitudes de la montée en Valais, je dépasse quelques coureurs, je retrouve le sourire et Pawel avant son célèbre "Good luck !", j'ai retrouvé la forme, les jambes tirent mais ça va.
Je ferai une 2ème erreur, je me ravitaillerai au 34ème alors que j'aurai retrouvé ma foulée et que je me sentirai bien. Mais j'aurai peur d'avoir soif sous le soleil. Je ne retrouverai plus mes bonnes sensations. Terminé. Je remarcherai vers le 38ème km. Je finirai ma course avec une jeune femme de Nîmes très sympa. L'entrée dans le stade sera tuante (100 mètres de montée dans les bas fonds du stade jusqu'à la libération) mais quel bonheur d'y arriver !
Arrivé à bon port en 04h28'56. (9.40km/heure & 3 kilos en moins). Mon estomac ne veut rien avaler, je n'insiste pas car je sens que je tourne (soleil, effort...). Un kiné me tient assez fermement par le bras pour me guider jusqu'à une table de massage. Je suis surpris par son comportement mais je m'aperçois que je titube un peu... Une masseuse à la poigne de fer (Didiou !) me remet sur pied. Elle est aussi bienveillante en me posant quelques questions sur mes nausées du moment. Je récupère mon sac, go pour la douche. Sandra m'attend devant le stade avec de l'eau... merci à toi pour ta patience 
On a perdu la voiture dans le parking... Donc nous marchons un peu, c'est vrai que là je n'ai qu'une envie c'est celle de marcher
... On la retrouve ! Yes ! Je mange quelques noix de cajou, je montre la médaille à Sandra. Je suis fier.
Réception "Syndrome de Poland" avec la TV Monaco Info, Monaco Matin, Mme Boccones-Pages chargée de mission "Education-jeunesse-sports" de la principauté de Monaco, et des membres des associations.
Repas à Menton. 20h00 : nous dépassons notre complexe Oedipien, nous quittons la mer... (ok je sors... !)
Expérience douloureuse mais j'ai fais le plein d'images. Je me suis créé des souvenirs ! J'ai apprécié l'organisation, l'ambiance, le parcours, le paysage, le public. Aujourd'hui je n'ai qu'une envie : que l'édition de 2009 arrive vite pour refaire ce marathon !
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31 Mars 2008 à 22:00 dans
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Cependant, je n'étais pas très motivé pour sortir. Mais au final : content !







tranquillement, petit footing de 12.5 km à 11.2km/h et ça m'a fait du bien ! Je dirais même que grand bien cela m'a fait ! J'ai trop tendance à oublier ces sorties en endurance douce et pourtant elles sont tout à fait utiles pour accumuler des kilomètres. De plus, après quelques étirements et après avoir descendu 1 litre d'eau, il n'y a aucune douleur et je ne ressents (pour le moment) aucune fatigue.











