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Course à pied

Semi marathon de Lausanne 2009

Semi marathon de Lausanne 25 octobre 2009
 
Oulala départ de Sion : 16° et soleil plein pot. (Le Valais quoi...Cool). A la Tour de Peilz, c'était une autre histoire : 11° et de la pluie scrongneugneu ! Bref je me suis échauffé, j'ai perdu Sandra pour lui laisser mon coupe-vent avant de partir. Du coup alors que le départ était donné à 13h34 pour mon bloc (Bloc 2), j'ai tenu mon coupe-vent dans la main en me disant dans 100 mètres j'en ferai le deuil ! Et là surprise je vois ma femme et ma fille vers une barrière, j'ai lancé la veste et je pouvais enfin entrer dans la course ou presque. Au départ du semi marathon ça manque cruellement de toilettes et pas toujours évident d'avoir un minimum d'intimité. Du coup quelques minutes avant le départ quand la xème envie du pissou d'ange est arrivée, je ne savais pas trop où me "détendre"... et entre ça et me demander comment j'allais enterrer mon coup-vent, ben je me suis trouvé en train de courir avec les autres participants. 
 

 
Au bout du 4ème km je me suis fait une pause : 1 mn chrono pour m'arrêter, soulager la vessie... tenter de refaire le noeud du cuissard, ne pas réussir à refaire le noeud... Cela dit l'arrêt n'a pas été gênant à part sur le chrono final... et encore, même pas certain.
 

 
Je me suis mis dans ma bulle, j'ai mis un pied devant l'autre, j'ai très peu bu aux ravitos (pour éviter les nausées qui me pourrissent les courses) et cela jusqu'au 17ème-18ème. Là j'ai senti comme un vertige (???), une sensation que je ne connaissais pas jusqu'à cet après-midi. Différent de l'hypoglycémie, différent de vertige que j'ai ressenti lors d'un choc par exemple... je ne sais pas, comme si le choc à ce moment était de mettre sorti de ma bulle. Un coup de gel Powerbar banane-fraise et je reprenais mon rythme. 
 

 
A environ 500 mètres de l'arrivée j'ai vu Stéphane Demierre qui comme un fauve Tongue out a couru devant moi pour prendre des photos. Du coup j'ai terminé avec le sourire en 01:39:11
 

Feedback :
Je voulais être en dessous d'01h40. Ok
Je voulais arrivé en 01h35. Pas ok
Je dois prendre en compte le départ car les 1ers km se font rarement à la vitesse voulue. Nous sommes beaucoup et nous nous coinçons un peu.
Je me sens mieux en mode résistance.
Le mental est nickel.
Je sens que je peux aller plus vite.
Point à améliorer : Développer encore de la hargne pour éviter l'attitude promenade.
 
 
 
 

La Petite Trotte de Vernamiège

Petite Trotte de Vernamiège
19 septembre 2009
15 km 
SITE 
 
Il n'y a pas toujours des anecdotes à raconter lors d'une course. A force il faut un nombre d'heures et de kilomètres certains pour que cela devienne franchement croustillant. Mais là, samedi je me suis donné. Totalement involontaire de ma part. Le geste (si je puis dire) en est d'autant plus beau. J'ai embrassé la Suisse d'une manière magistrale ! Je vais vous raconter ça Wink
 
 
 (Suite)

100 km de Bienne

J'aime bien pouvoir contrôler ce que je fais, contrôler dans le sens de maîtriser. Alors afin d'être "no stress" je suis parti en direction de Bienne vendredi en début d'après-midi. Arrivé sur place j'ai fait le tour du propriétaire et je suis tombé sur mon pote Jean-Luc Ridet qui était en représentation pour Mizuno et Jean-Hervé Bourdet de Mizuno. Jean-Hervé est notre super commercial qui fait le lien entre la marque et nous (Jean-Luc, moi et les autresRomands) pour le matos. Je récupère le dossard, nous mangeons ensemble et nous déconnons sur tout et rien... surtout sur rien mais c'est ça qui est bon Tongue out

J'ai bien essayé de me reposer dans la voiture mais rien à faire alors vers 20h00 je me suis préparé avec calme et lenteur : pommade Nok en veux-tu en voila pour éviter un maximum les effets désagréables des frottements, le bon laçage des baskets, vérifier plusieurs fois que la lampe frontale fonctionnait etc... etc...

Quand Laurent est arrivé pour m'accompagner à vélo nous avons pris 3 fois trop de matos dans la panier, mais à ce moment là nous ne le savions pas... et puis à 21h30 il est parti rejoindre les autres cyclistes pour aller se poser 25 km plus loin.

21h45 : je suis avec les autres coureurs, nous attendons le départ.

21h50 : je trouve le temps long... pfff

21h55 : euh... oulala ça approche... je trouve que le temps passe trop vite pfff

22h00 : Top départ. Jean-Luc m'avait dit : « Tu vas voir il y a une super ambiance ». Waouh ! Il avait raison le passage dans Bienne et top, par moment j'ai même senti quelques émotions m'envahirent... Le public est génial, il applaudit, il encourage, ça crie, ça bouge, ça fait du bruit. Du bonheur à l'état pur pour se lancer. Mais pas folle la guêpe, je me laisse volontiers doubler par tous ceux que je redoublerai dans les heures suivantes. Partir tranquille, 8-9 km/h sans forcer, en footing... et ça fonctionne ou presque car je passerai le 20ème kil' à exactement minuit. Donc j'assure un bon 10 km/h (en enlevant la marche aux ravitaillements).

J'ai décidé de me faire tous les ravitos, et de manger en marchant. J'attaque assez vite avec du pain et je tiendrai une grande partie de la course en buvant de l'eau, de la boisson iso et du Coca. J'ajouterai les produits que je connais et qui me vont bien (Gels et iso Powerbar).

J’avais eu une alerte le vendredi 05 juin lors d’une sortie de 19 bornes. J’avais ressenti une douleur derrière le genou gauche. Ensuite je m’étais encore fait une sortie en footing le dimanche sans souci et puis repos toute la semaine.

En tout cas les premiers 20 km passent (à part la douleur à l'arrière du genou gauche qui s'installe vers le 7ème km) comme une lettre à la poste. Au 25ème je retrouve Laurent. Quand il me demande comment je me sens je lui fais part de mon inquiétude et que si c’est aussi fort jusqu’à la fin, j’aurai de grosses difficultés. Et je commence à les sentir « vraiment » à chaque fois que je m’arrête aux ravitos et que je dois me remettre à courir.

Avec Laurent on papote psycho, coaching et on raconte des blagues qui valent 2 francs et 1 mars.

J’ai une pensée pour cette coureuse vers le 28ème qui était pliée en 2 le long de la route et qui vomissait tout ce qu’elle pouvait. Plusieurs centaines de mètres plus loin nous l’entendions encore… impressionnant.

Nous ne faisions plus attention au kilométrage quand je demande à une bénévole lors d’un ravitaillement à quel km nous nous trouvons elle me dit et me montre sur ses doigts « Fünf fünf », donc « cinq cinq »… et là dans ma tête ça fait waouh ! A cette vitesse nous serons à l’arrivée à 08h00 et non à 10h00 je suis heureux ! Sauf que la bénévole avait dû abuser d’une substance hallucinogène… c’était le 45ème… pas le 55ème  ! Et là ça change tout !

Malgré la nuit je sens des bouts de lignes droites qui sont interminables, certains passages sont longs, il me semble vers le 35ème. Ou encore à partir du 55ème où nous sommes séparés des cyclistes pour environ 12 km lors de la traversée d’un bois. Le chemin ressemble par moment à une mono trace, les racines sont assez blagueuses et les cailloux bien ancrés dans le sol modèlent les semelles à leur image. Si je refais ce 100 km, c’est la partie que je redouterais le plus.

Bizarrement, si je n’avais pas eu cette tendinite (je l’apprendrai plus tard) je n’aurais pas grand-chose à raconter. J’ai couru, je sentais les muscles se contracter petit à petit, un peu de marche dans les montées, mais ce compte rendu serait banal car j’ai aussi senti que ma préparation portait ses fruits. Et je sais que j’aurais pu et que j’aurais dû la terminer cette course. Mais voilà à partir de 05h30, alors que l’estimation nous faisait arriver à 09h00, l’arrière de mon genou gauche est devenu si douloureux que par moment je serrais très fort les poings sur mes pouces comme si cela pouvait servir d'analgésique... Je ne pouvais pratiquement plus plier la jambe. Alors j’ai commencé à marcher beaucoup plus, voyant mes chances de succès (arriver en 12h00) fondrent au soleil. Comme nous d’ailleurs, car après la froideur de la nuit, la chaleur s’est installée pour notre plus grand plaisir au début... Cool

L’idée de stopper a germé dans ma tête, mais je m’y suis radicalement opposé jusqu’au 88ème km. Et jusque là je marchais et retentais régulièrement de courir. Plus le temps passait plus la douleur devenait puissante et plus il m’était compliqué de retrouver un semblant de foulée (la jambe droite n’était plus qu’un appui, mais pas un moteur). Laurent a compris à un moment donné que c’était terminé. Je le sentais soucieux quand il me regardait, je voyais en lui un regard compatissant.

Mais qu’est-ce que ça été dur pour moi de dire je stoppe. Il m’a fallut, je crois, plus de courage pour prendre cette décision que pour tenir physiquement le plus loin possible. Et quelle rage de savoir qu’il n’y avait « plus que » 12 km. Et quelle déception après les semaines de préparation. J’ai ressenti une profonde tristesse et pendant un moment une profonde honte de ne pas avoir été au bout.

Un gars est venu me chercher au ravitaillement, Laurent a terminé le parcours à vélo. J’ai été amené à l’infirmerie. La toubib qui était là a été surprise de voir un genou aussi gonflé par une tendinite. Il parait que c’était très enflé et très rouge. Le moindre effleurement devenait un supplice. Elle m’a dit que j’avais pris la bonne décision et que j’aurais dû la prendre bien avant… mais voilà. Résultat : 1 mois de repos prévu pour bien récupérer.

Je suis allé à l’hôtel, j’ai passé quelques coups de fils rapides, j’ai mangé, j’ai fais une sieste et en me réveillant mon état d’esprit changeait déjà. Après la colère et la tristesse, l’esprit de revanche est revenu au galop et je me suis promis d’y retourner. Je me suis promis que la prochaine fois j’arriverais au bout de cette course car je sais que je peux la faire… sans tendinite.

Feedback :

-         Les stratégies mentales ont correctement fonctionnées.

-         La raison a pris positivement le dessus (un peu tard ?).

-         Je sais que je peux tenir un rythme de 9,5 – 10 km/h sur ce tracé.

-         Je peux prévoir moins de nourriture et de boisson à emporter.

-         Pour le frileux que je suis un collant long aurait été préférable.

-         Je me suis trouvé dans une impasse mais je vais y retourner car ce n’est que partie remise.

- J'ai noté dans mon agenda : Vendredi 11 juin 2010, départ des 100 km de Bienne à 22h00 !!!


20 km de Lausanne (CR)

 

 20 km de Lausanne
 
01:36:56
Vit Moy = 12.4 km/h
Calories = 1575
 
C'était mon baptême pour cette course. Je ne connaissais rien : ni l'organisation des parkings, des navettes, le coeur de la manifestation, le parcours. Rien ! J'y suis allé en quelque sorte à l'aveuglette. Mais attention, accompagné de 3 organisatrices : Lou-Ann 6 ans, Tiffany 10 ans et Sandra administratrice en chef du fan club Wink
 
A partir de 17h10 j'ai commencé à faire quelques étirements, un peu de footing, boire de la boisson isotonique tout en douceur, sans me prendre la tête et en regardant par moment les élites s'échauffer. 
 
Vers 17h50 je me suis rapproché tranquillement du "bloc 3" où je devais me positionner pour le départ à 18h10. Je vérifie le gps, je sautille, j'étire doucement, j'écoute les conversations, le speaker, les 2 premiers blocs prennent leur envol... et notre groupe avance vers la ligne de départ. Ben ça y est mon gars... c'est l'heure. Coup de pistolet ! Oulala c'est un bloc de furieux... je regarde la vitesse... 13-14 km/h au départ, j'ai un doute :"Suis-je bien dans le bon bloc ? J'aurais dû partir avec le bloc 4 ?". J'ai beau me dire que c'est trop vite pour moi et que je dois absolument ralentir, je sens l'effet du groupe qui me pousse. Mais je me stabilise à environ 12 km/h. Les premières montées arrivent... ah ? ça va beaucoup moins vite, mais je décide de garder mon rythme et là tranquillement on joue au Packman.
 
Je rattrape le 1er meneur d'allure des 01h45, puis le 2ème. Je me cale un moment derrière lui et je décide d'aller plus vite. Dans ma stratégie c'est de serrer les dents jusqu'au 12ème (tant que ça monte) et de m'éclater sur les 8 derniers km. Dès que l'on attaque les descentes, je me laisse aller. Aller vite (enfin vite pour moi Tongue out) et récupérer en même temps. Avec plusieurs coureurs et coureuses nous nous suivons, nous nous lâchons, nous nous rattrapons, bref nous nous amusons. Au 18ème, j'ai de nouveau des nausées, plus légères que d'habitude mais cela devient agaçant. Je ralentis juste pour les faire passer et j'accélère pour le final. Waouh ! Quelle belle course ces 20 km de Lausanne !
 
Une chouette ambiance.
Un monde fou.
Un parcours top.
2 bouteilles d'eau au ravito dans le stade ne seraient pas de trop...
 
Pour ma part, je note que manger 6 heures avant une course m'est bénéfique.
 
Conclusion ? Je me demande si je ne serais pas tenté d'y retourner en 2010 Laughing

  (Profil des 20 km de Lausanne)


Marathon de Monaco 2009 - Compte-rendu

Marathon de Monaco 22 mars 2009
 
PARCE QUE LA VIE VAUT D'ÊTRE COURUE !
 
Ce week-end je l'ai rêvé car j'ai un coup de coeur pour le marathon de Monaco. J'aime le tracé, j'adore le paysage, j'apprécie l'ambiance et il rime pour moi avec les premiers rayons de soleil. C'est un endroit où je me sens bien, c'est une région où j'aime courir.
 
Vendredi 20-03-09 : Tout est ok. Check-list au poil et un léger stress (qui fait du bien) commence à se faire sentir. A vrai dire, aller courir n'est pas le souci mais faire la route et penser à tout... OUI !
Cependant ce ressenti est de la partie et je n'ai pas envie de le faire disparaître.
 
Samedi 21-03-09 : Levés à 05h00, départ à 06h15. Le temps est dégagé, l'autoroute "nous appartient" et la montée en direction du tunnel du Grand St Bernard est top à cette heure là. -11 degrés à Bourg St Pierre...
Avec Sandra nous avons quelques habitudes de vieux couple en prenant cette route. Nous aimons prendre notre café au même endroit en Italie, nous nous étonnons à chaque fois pour les mêmes paysages, le timing... et notre GPS nous propose de prendre une autre route... étonnant... Nous découvrirons plus tard qu'il avait un problème pour retrouver certaines cartes routières. Pour celles et ceux qui connaissent la route, nous sortons à Cerva et nous voici embarqués dans la montagne direction Vintimille. Pour le timing ça ne change rien. C'est plus court, ça monte, ça tourne et le paysage est juste : magnifique !
 
Marathon de Monaco 22 mars 2009
 (Vue sur un village entre Cerva et Vintimille)
 
 (Suite)

Feedback Semi Marathon Lausanne 26-10-2008

 

1ère partie ok avec une moyenne de 13 km/h. Content car la route est assez serrée les 2-3 premiers kilomètres et donc nous formons un peloton sympa mais pas évident de prendre sa vitesse de croisière.

La 2ème partie a été moins évidente. J'ai souffert aux niveaux des cuisses (Arrières des cuisses) et puis plus j'avançais moins j'avais de jus. La dernière grande ligne droite (avant de bifurquer le long du lac pour l'arrivée) était tuante... Je n'en voyais plus la fin. Je crois que cette année c'est peut-être la 2ème fois où j'ai eu envie d'arriver pour arrêter de courir Undecided

Je me suis tapé 2 gels, c'est dire que les jambes ne suivaient pas...

Alors je suis globalement content. 19mns de mieux qu'en 2007. Mais un peu déçu par rapport à mon objectif d'01h29. Cependant le moral est au top et je me réjouis de gagner en masse musculaire et de continuer à travailler la résistance.
1 ou 2 jours de repos, et après je me remets à courir ! Enfin, de la distance

ps : demain je publierai des photos et éventuellement des vidéos


Petite Trotte de Vernamiège 20-09-2008

Petite Trotte de Vernamiège
20 septembre 2008
15 km 
SITE 
 
Cette nuit j'ai rêvé de la Petite Trotte... A vrai dire elle faisait le double de km et les chemins n'étaient pas balisés... Galère Laughing
 
Levé à 07h00, petit déjeuner et je commence à presser toute la petite famille : "Les dents son lavées ?", "Lou-Ann, pas de jeu maintenant !", "Ah bon, tu veux aussi courir Tiffany ? ben, alors vas t'habiller...", "On part dans une 1/2 heure !".
Ces matins-là "Tout le monde m'adore !"
 
Ca y est, nous sommes en voiture... me sens mieux... et je bois tranquillement des gorgées d'eau en appréciant le paysage.
 
Il y a de la circulation jusqu'à Vernamiège... Toutes les voitures prennent la même direction depuis Bramois...
Nous récupérons les dossards pour Tiffany (qui participe à sa 2ème course après celle de Noël à Sion) et le mien.
 
 
 (Suite)

Jura Défi 2008

 

Le 02 août 2008 - Par Pierre Portalier

Alors que je naviguais dans les eaux troubles du net afin de trouver des informations sur le Challenge des Monts Jura, je suis tombé sur le site d’un défi qui se déroule dans le jura Suisse. Son nom… le Jura Défi.

Le principe est simple, 6 épreuves, roller (5km), course à pied (9.5km, 110m d+), natation (500m), VTT (22km et 400m d+), course à pied de montagne (9km et 330m d+) et enfin vélo de route (27km et 200m d+). Bon vu comme ça, ça peut paraître difficile… mais en fait, tout ceci se fait par équipe. On a le choix, soit par 4, 5 ou 6 équipiers. Il y a donc en théorie une épreuve par équipier. Bien sur une équipe de 4 personnes aura deux de ses équipiers qui feront 2 épreuves… tout le monde suit ? Je continue.

 (Suite)

Marathon de Monaco 30-03-2008

Vendredi 28 mars : L'idée est de se coucher "pas trop tard" de manière à partir en fin de nuit. Malheureusement je me suis laissé envahir par le trac, le stress... résultat, environ 3 heures de sommeil.

Samedi 29 mars : Départ à 05 heures. Route plutôt bien dégagée, arrivée à Monaco vers 11h30. Avec Sandra nous nous posons, nous prenons notre 1er café monégasque sur le port. Nous voyons déjà plusieurs coureurs qui trottinent. Repas de midi ? Des pâtes ! Et puis, nous rejoignons tranquillement le stade Louis II pour chercher le dossard 1300 au Marathon Expo. Le soir, repas avec les membres de l'association française du syndrome de Poland (Nadine, Alexandra, Alicia, Mikael et le touchant Léo) 

Dimanche 30 mars : Mauvaise nuit... bref, petit déjeuner vers 06h30, ensuite pommader les pieds pour éviter les ampoules, s'habiller, vérifier 15 fois que le dossard est bien accroché ainsi que la puce qui permet le suivi du timing, se préoccuper de l'heure toutes les 5 minutes et trouver que le temps va trop vite... Amener la voiture au parking du stade (Déjà la sortir du parking où elle a passé la nuit... impossible de trouver la caisse pour payer Yell).

C'est bon, le sac est numéroté je le reprendrai à la fin pour la douche. Je me sens plus léger. Retour au départ, retour car notre hôtel était proche de la ligne de start (Photo depuis la chambre en haut à droite). On passe dans le tunnel pour rejoindre le port, les pom-pom girls chauffent leurs cordes vocales au passage... Croyez-moi ça fait du bruit Laughing !!!).

Sur le port, je commence à trottiner, pas vraiment pour m'échauffer, juste pour retrouver les sensations des foulées. Je discute avec Sandra, j'ai la boule au ventre, je fais quelques étirements, je bois des gorgées d'eau, l'échauffement collectif commence et le speaker indique qu'il est temps d'aller se placer derrière les pros... Au fait il est quelle heure ? Zut, j'ai oublié mon chrono... tant pis, je me dis que c'est un "signe", ne pas me préoccuper du timing. Mais quand même, je me sens nu. C'est con hein ?

Sandra a eu une bonne idée, j'ai gardé avec moi une petite bouteille d'eau (50cl). Cela m'a permis aux ravitaillements de la remplir et de boire environ 3.5l sur l'ensemble du parcours.

  

Ca y est,  le départ est donné par le prince Albert de Monaco ! Un seul mot d'ordre : doucement. Et je tiens. Je me laisse doubler par des dizaines de coureurs, pas grave, je dois dépenser le moins possible d'énergie. Le parcours est fait de faux plats et de montées légères, juste pour casser le rythme lors d'un départ. La boucle dans Monaco est bouclée, c'est parti direction Menton. Ca monte, peu, mais ça grimpe et petit-à-petit les coureurs commencent à transpirer, certains baissent le rythme, d'autres discutent, rient ou encore prennent des photos du paysage.

 

 

  

Jusqu'au 12.5km je me sens vraiment bien (10km en 0h58'33'') et nous attaquons la descente sur Menton. Elle est chouette cette descente... quelques virages, des pins, et je ne gère absolument pas ma foulée. Pourquoi faire ? Je me sens si bien ! Grave erreur, ce manque de concentration me vaudra une fin de parcours douloureuse. Arrivé sur le plat je continue sur ma lancée. Pas très longtemps car mes cuisses commencent à se tétaniser. M...e ! Non, pas maintenant, pas si tôt ! Et je me refais en pensée la descente. Mais c'est trop tard, le mal est fait. Je ne pourrai que sauver les meubles, ne pas trop allonger, boire, prendre du sucre et serrer les dents.

21ème km = 02h02'46'' 

J'ai un compagnon de galère avec moi, un Polonais avec qui je parle en anglais. Mon anglais se résumant à yes, no, ok... mais on se comprend avec Pawel (Gwozdecki Pawel), on se motive, on fait comme si et ça fonctionne. Pawel ralentira dans la montée de Roquebrune après le 32ème et me souhaitera : "Good luck !" Merci Pawel car tu as été une ressource pour que je tienne.

Peu avant en revenant de l'Italie, au 25ème j'attendais avec impatience le ravitaillement... J'ai pris de l'eau et un peu de sucre, encore un abricot sec... et mes jambes n'ont plus voulu avancer. Et voilà, j'ai marché une centaine de mètres... tant pis, je me suis dit, c'est bien déjà 25km (alors que je suis capable d'en faire 26 rien que pour l'entraînement), je rentrerai en voiture avec les bénévoles. Mais les pensées vont vite et je me suis remis à courir (menteur... à trottiner). J'ai tenu jusqu'au 30ème (03h01'13''); eau, sucre et pause pipi. Et il faut relancer la machine.

La montée à Roquebrune me re-casse, impossible de courir mes jambes me font trop mal, j'ai l'impression que mes poumons, mon ventre, mon coeur ne veulent plus suivre... Alors je remarche sur environ 500 mètres. Tout à coup, je ne sais pas pourquoi (peut-être l'effet du sucre et d'un gel que j'ai pris auparavant), j'ai l'envie de courir, ça trotte, je reprends les bonnes habitudes de la montée en Valais, je dépasse quelques coureurs, je retrouve le sourire et Pawel avant son célèbre "Good luck !", j'ai retrouvé la forme, les jambes tirent mais ça va.

Je ferai une 2ème erreur, je me ravitaillerai au 34ème alors que j'aurai retrouvé ma foulée et que je me sentirai bien. Mais j'aurai peur d'avoir soif sous le soleil. Je ne retrouverai plus mes bonnes sensations. Terminé. Je remarcherai vers le 38ème km. Je finirai ma course avec une jeune femme de Nîmes très sympa. L'entrée dans le stade sera tuante (100 mètres de montée dans les bas fonds du stade jusqu'à la libération) mais quel bonheur d'y arriver !

Arrivé à bon port en 04h28'56. (9.40km/heure & 3 kilos en moins). Mon estomac ne veut rien avaler, je n'insiste pas car je sens que je tourne (soleil, effort...). Un kiné me tient assez fermement par le bras pour me guider jusqu'à une table de massage. Je suis surpris par son comportement mais je m'aperçois que je titube un peu... Une masseuse à la poigne de fer (Didiou !) me remet sur pied. Elle est aussi bienveillante en me posant quelques questions sur mes nausées du moment. Je récupère mon sac, go pour la douche. Sandra m'attend devant le stade avec de l'eau... merci à toi pour ta patience Kiss

On a perdu la voiture dans le parking... Donc nous marchons un peu, c'est vrai que là je n'ai qu'une envie c'est celle de marcher Laughing...  On la retrouve ! Yes ! Je mange quelques noix de cajou, je montre la médaille à Sandra. Je suis fier.

Réception "Syndrome de Poland" avec la TV Monaco Info, Monaco Matin, Mme Boccones-Pages chargée de mission "Education-jeunesse-sports" de la principauté de Monaco, et des membres des associations. 

Repas à Menton. 20h00 : nous dépassons notre complexe Oedipien, nous quittons la mer... (ok je sors... !)

Expérience douloureuse mais j'ai fais le plein d'images. Je me suis créé des souvenirs ! J'ai apprécié l'organisation, l'ambiance, le parcours, le paysage, le public. Aujourd'hui je n'ai qu'une envie : que l'édition de 2009 arrive vite pour refaire ce marathon !  


Semi marathon Lausanne 21-10-2007

 Récapitulatif : 

- J'ai stoppé la cigarette il y a 5 mois (3388 cigarettes non-fumées)

- 154 jours sans fumée/sans fumer (1016.- CHF d'économisés, de quoi acheter de belles baskets de trail pour l'hiver Money mouth...)

- Depuis 5 mois j'ai repris la course à pied.

- Depuis 9 semaines j'ai suivi un plan de préparation pour courir le semi marathon de Lausanne en 2h 12mns. Tout compte fait, je l'ai couru en 1h 59mns 54s. Je suis heureux !!!  

Mes impressions 

- Super ambiance sur le parcours.

- J'avais la crainte de souffrir du froid... et non, à part à quelques moments, surtout à l'ombre.

- J'ai adoré le parcours pour le paysage mais aussi pour les faux plats & les fausses descentes. 

- Je dois encore travailler les cuisses et les biceps (Vive les pompes... Tongue out)

- J'ai eu un coup de descente de moral vers le 10ème kilomètres, pas très longtemps, juste pour faire douter. J'ai pensé à juillet (Sion-Paris en courant) et à l'Association Suisse du Syndrome de Poland que nous sommes en train de mettre en place et le moral est revenu ! 

- Les résultats par SMS arrivent très rapidement, 2 minutes après la fin de ma course ! (Datasport) 

- Merci à toi Sandra pour ton soutien Embarassed

- Vivement 2008 (En quoi ? 1h15 ? 1h30 ? 1h45 ? Vous pouvez commenter !) 

 (Suite)

La Petite Trotte de Vernamiège 15-09-2007

 "Quand le souffle manque... tout manque"

Ah oui, pas évident de s'y remettre ! Vous me direz "faut bien se lancer" ou dans mon cas se relancer... Mais je ne m'attendais pas à un départ rapide sur ce parcours. Je reformule, je n'avais pas l'entraînement suffisant pour un départ rapide. Résultat à la sortie de Vernamiège j'étais déjà en "hyperventilation", autrement dit je pouvais stopper la course au bout d'environ 1km... Tongue out Pour celles et ceux qui pratiquent la course à pied ils comprendront, pour les autres peut-être moins... Mais dans une situation comme celle-ci, n'importe quel être humain ferait une pause... Les coureurs, eux, non, ils continuent et voilà, je me suis embarqué dans 15kms en montagne où j'ai juste "un peu" souffert au niveau du souffle, dis plusieurs noms d'oiseaux et "prié Bouddha" pour atteindre la sérénité... La prochaine fois je ferai brûler un encens...

 


 



Vivement l'édition 2008 Wink