Mental ?

Une remarque revient régulièrement quand on parle de course à pieds et plus particulièrement pour les longues distances : on y arrive grâce au mental. Certains considèrent que le mental y est pour 50% (autres 50% étant le physique).
Évidemment, quand la douleur est trop importante, c'est le mental qui va prendre le dessus pour continuer. Mais il ne faut pas s'y tromper, même le mental a ses limites et quand le mal est insupportable il n'y a plus d'autre choix que d'arrêter.
Le mental a aussi une place essentielle quand il faut tenir les kilomètres et les heures de course. Là je ne parle pas de douleur, seulement garder la motivation à avancer et par moment, il faut bien l'avouer, faire passer le temps...
Mais avoir du mental ça veut dire quoi ? Pour ma part cela veut dire que nous avons des stratégies mentales. Des stratégies internes inconscientes ou conscientes. Il est utile de mettre en lumière celles qui sont dans l'ombre afin de bien connaître notre façon d'appréhender les distances, les heures, les émotions, la douleur, la météo, le dénivelé, les hypoglycémies... De plus comme elles sont positives, elles pourront toujours servir à un moment ou à un autre.
Chaque coureur a ses propres stratégies afin de gérer sa course. Les entraîner donne plus de chance de réussir quand le besoin s'en fait ressentir en compétition ou en off. Il "suffit" à ce moment là de choisir la plus adaptée, la plus appropriée au contexte. Il existe plusieurs moyens de les entraîner dont un outil intéressant l'ancrage sensoriel.
Je ne sais pas si 50% de la course de longue distance se réalise grâce au mental, mais ce dont je suis certain, c'est qu'il est essentiel de bien connaître ses propres mécanismes de pensées afin d'arriver au bout de l'aventure.
Et comme dirait Vincent Delebarre en parlant de l'Ultra Trail du Mont-Blanc :
"... Même terminer la course n'est pas un objectif à se fixer. On doit juste se marteler !"
C'est tout dire !
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20 Août 2008 à 13:30 dans
- COACHING








