Le mental des champions
Scénarisation. «Les dernières nuits des champions se ressemblent parce qu’ils passent en revue tout ce qui s’est déroulé jusque-là, la façon dont ils se sont préparés; puis ils se mettent dans l’état de vivre le lendemain dans la meilleure situation, souvent en scénarisant ce qui va se passer, ce qui est possible car ils ont une parfaite connaissance du lieu, de leurs adversaires, d’eux mêmes. Le tout, pour eux, c’est d’éviter que la pression l’emporte. Ils ont des moyens pour y faire face, notamment pour combattre le stress en positivant, en ayant conscience du travail effectué.»
Bon stress. «Le stress pour une champion n’est pas dommageable. C’est un passage obligé. Un booster. Ils ont les moyens de le dépasser. Le karatéka Alexandre Biamonti explique: "La nuit qui précédait la compétition faisait partie des clés de ma préparation mentale, c’était une nuit ou je ne dormais presque pas où je gambergeais avec la crainte d’être épuisé le lendemain matin, pourtant cette nuit était décisive dans ma mise en tension.’" Laura Flessel dit: "Ca commence la veille lorsque je regarde le tableau, certes j’ai de l’expérience et on se connaît toutes mais je sais que je vais mal dormir, pas avant deux heures du matin. Ainsi pour affronter cette nuit, je prépare de la lecture et des tonnes de DVD." Ils savent, qu’ils risquent de peu dormir, que c’est un passage obligé, mais comme tout est ritualisé, qu’ils ont une parfaite connaissance de la façon dont s’engage les choses, ce n’est pas préjudiciable.»
Le moment où l’on sait. «La dernière nuit fait partie de la préparation. Si vous la loupez, c’est qu’il s’est passé quelque chose. Vous n’avez pas assez travaillé, vous n’êtes pas assez en confiance, vous gambergez. Si on loupe la dernière nuit, on loupe la finale qui suit. Les champions rentrent dans un entonnoir un ou deux mois avant l’événement. L’entonnoir est de plus en plus étroit, il coupe de plus en plus avec l’environnement. Ce qui se passe au moment cette dernière nuit est un élément fondamental de la préparation, pas plus que les autres, si ce n’est que c’est au cours de cette dernière nuit que l’on fait ses comptes: si les choses ont été mal préparées, à ce moment-là on le sait et alors on commence à gamberger.»
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31 Août 2008 à 20:41 dans
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