La Petite Trotte de Vernamiège

Petite Trotte de Vernamiège
19 septembre 2009
15 km
Il n'y a pas toujours des anecdotes à raconter lors d'une course. A force il faut un nombre d'heures et de kilomètres certains pour que cela devienne franchement croustillant. Mais là, samedi je me suis donné. Totalement involontaire de ma part. Le geste (si je puis dire) en est d'autant plus beau. J'ai embrassé la Suisse d'une manière magistrale ! Je vais vous raconter ça 

Arrivés en famille à Vernamiège, c'était la bonne occasion pour dire bonjour (on est pas des sauvages) à Stéphane & Marjolaine Germanier, Daniel Veuthey, Daniel Théodoloz et Nicolas Varone.
Avec Nicolas on avait un objectif, passer la ligne d'arrivée en 01h15. Le départ est donné, avec Nicolas on court ensemble, ça part un peu vite à mon goût mais je suis la troupe. Jusqu'à Nax le rythme est soutenu mais c'est assez l'éclate. La montée dans Nax commence à me faire regretter un peu d'avoir fait le malin au départ car je manque déjà de jus. Ca promet car la route est encore longue mon gars.
Dans la montée sur le chemin j'apercevrai encore Nicolas de loin et puis à partir du 1er ravitaillement je ne le verrai pratiquement plus (Il terminera en 01:14:00). Je sens que mes pulsations sont trop hautes et je sens que celui qui s'engouffre dans les longues distances à de la peine sur ces petites courses. Mais en même temps ça dépote et ça remet l'ego en place. Je serai aux gouilles (sommet de la course) en 00h55 et là je comprends que je n'arriverai pas 6 km plus bas en 01h15.
Il y a une jeune femme devant moi qui déboule dans la descente et me donne le tempo. Waouh ! Elle assure, mais me laisse passer (merci). Et là, comment décrire cette descente au mieux ? Une monotrace dans la forêt parsemée de talus, de pierre, de dévers, de racines, de petites montées qui tuent les cuisses... bref du bonheur !
Devant moi un coureur manque de tomber, il se récupère bien. Un 2ème dérape, pose les mains à terre et repart de plus belle. Et là je ne vois rien venir. Je n'ai pratiquement pas le temps de mettre les bras devant moi et c'est à mon tour de m'étaler de tout mon long, tête la 1ère. Elle rebondit sur le sol comme Rocky quand il tombe sur le ring. Je n'ai pas eu le temps de réagir. Je me relève, le coup à 17-18 km/h est assez violent. Dans ma tête ça a fait un grand "bong" et je vois 2-3 étoiles. Les coureurs qui me suivent me demandent si ça va. Oui ça a l'air d'aller mais j'ai mal à la tempe... puis au bras droit, à la hanche, à la cuisse, à l'épaule, à l'oeil. Aïe ! Je n'ai pas fait semblant !
Je termine la descente à la même vitesse, ou un peu moins. Arrivé dans Vernamiège, quelques nausées me font grandement ralentir. 01:18:59 Une quanrantaine de secondes de mieux qu'en 2008.
Résultat : l'oeil a pris un peu comme une bonne partie du côté droit, mais rien de grave à part de sérieuses courbatures dues tout autant à la course qu'à la chute.
Pendant ce temps là Tiffany courait 2 km dans le village : 00:10:25
Et Lou-Ann courait sa 1ère course (1 km) en 00:06:40 Au final, un peu crevé la p'tite 

Repas de midi avec les coureurs et encore une belle journée de course de passée !
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21 Septembre 2009 à 20:39 dans
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